14 décembre 2019 : l’AOC en visite au salon de Chavanay.

Une petite délégation du club s’est rendu ce samedi 14 décembre sur les terres des Côtes Rôties pour refaire le plein (ou les niveaux) avant les fêtes de fin d’année… Joli hasard du calendrier, le salon des vins de Chavanay (petit frère du marché des vins d’Ampuis) se tenait le week end dernier. L’occasion nous était donc donnée d’aller à la rencontre des vignerons et de leurs crus.

9Pour démarrer la journée, nous profitons d’être dans le secteur d’Ampuis pour aller rencontrer René Rostaing et déguster le dernier millésime…

Dès notre arrivée, nous nous dirigeons vers la cave où quelques bouteilles nous attendent. Le premier bouchon saute et nous découvrons la cuvée Puech noble (issue du Languedoc) où l’assemblage syrah, mourvèdre fait des merveilles. On notera une très grosse majorité de syrah (très atypiques pour la région) apportant au vin une rondeur et une élégance notable. Les arômes d’épices s’expriment sans compter !!

Nous poursuivons sur une côte Rôtie Ampodium 2016 et le décollage sur le fruit et le poivre gris est lancé. Le nez est puissant et très plaisant et la matière déjà élégante.

1M Rostaing nous fera le plaisir de nous proposer l’Ampodium sur le millésime 2006 et l’histoire n’est plus la même. Le nez est complexe d’évolution, la crème de cassis domine et la bouche est pleine et longue. Quel régal !

Nous finirons ce tour de piste par une Lezarde blanche (vin de pays issu de viognier) 2018. L’abricot nous saute au nez et la fraicheur et la subtile pointe d’amertume en final nous ravi littéralement…

Malheureusement, la douche froide arrive rapidement lorsque nous apprenons que nous ne pourrons rien ramener à la maison, les ventes étant déjà bouclées !! Nous gardons donc précieusement en bouche tous ces arômes et en tête ce moment particulier marqué par la disponibilité et les échanges avec René Rostaing.

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L’heure de manger arrive déjà et nous nous dirigeons vers le bistrot de Serine pour profiter de la magnifique carte des vins. Tout le monde semble ravi du contenu des assiettes, le calme se fait entendre. Nous poserons sur nos plat un Gevrey Chambertin du domaine David Duband sur le millésime 2016, juste ce qu’il nous fallait pour repartir du bon pied !

Nous partons donc en ce début d’après-midi vers Chavanay.

Le salon se présente bien, les allées sont beaucoup moins chargées qu’à Ampuis et les viticulteurs sont là en force…

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Nous arpenterons donc les allées en 2 groupes et de découvertes en découvertes, les sacs se remplissent, les mains deviennent de moins en moins libres, que du bonheur !

A la volée, nous repartirons avec des cuvées de chez Mouton, St Jemms, Montez, Farjon ou encore Garon.

En milieu d’après-midi, les allées commencent à se remplir tout de même et il devient difficile de se frayer un passage. L’heure de reprendre la route est donc arrivée pour nous, une dernière vérification sur le coffre de la voiture et nous voilà reparti plein de souvenirs et de cadeaux…

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RDV pour notre prochaine sortie le 15 février 2020, direction le Beaujolais…

Yoann

Les bouchons n’ont (presque) plus de goût

Pour lutter contre le fameux goût de bouchon, ennemi redouté du vin, l’industrie a investi dans la recherche. Résultat : le liège tant décrié regagne du terrain.

bouchon1

La phrase la plus entendue quand vous discutez avec des professionnels du liège ? « Robert Parker avait prédit sa mort, il s’est trompé ! » Le célèbre critique de vins américains avait en effet annoncé en 2004 que les vins avec des bouchons en liège « seront minoritaires d’ici à 2015 ». Dans son magazine, le Robert Parker Wine Advocate, il expliquait : « L’industrie du liège n’a pas investi dans des techniques permettant d’éviter les vins bouchonnés, avec une odeur de moisi et de sous-sol humide qui ruine jusqu’à 15 % de toutes les bouteilles de vin»

Face au liège, il y a le bouchon en plastique et la capsule à vis en aluminium. Le premier, qui se détériore au bout d’un an ou deux, est prisé pour les vins très peu chers. La seconde n’a pas le charme du bouchon, et du rituel qui consiste à le retirer, mais sa fiabilité dans le temps a séduit l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Autriche et traversé les frontières.

Pourtant, aujourd’hui, 70 % des vins dans le monde, dont les meilleurs, sont encore bouchés liège – en France notamment. Mieux, cette matière a regagné du terrain. La Fédération française du liège (FFL) se réjouit des résultats d’une étude Nielsen effectuée début 2018 : 100 % des vins rouges vendus à plus de 8 € en supermarché sont bouchés avec cette écorce élastique. « Le liège se porte super bien pour un moribond », se réjouit Jean-Marie Aracil, chargé de communication de la FFL.

Utilisé depuis l’Egypte antique pour conserver le vin, le bouchon de liège s’est plus modernisé en vingt ans qu’en deux mille. Au départ, un morceau de bois de chêne-liège taillé. C’est tout simple, et efficace pour permettre au vin de vieillir doucement mais sûrement. Mais tous ne se valent pas. Leur prix oscille, selon la fabrication et la qualité, entre 3 centimes et 2 euros. Les meilleurs protègent un vin pendant plus d’un demi-siècle, les autres… sont très variables. […]

Chaque bouchon est analysé

La victoire contre le TCA, ou trichloroanisole, la molécule qui donne le désagréable goût de bouchon, est réelle. Elle a été officiellement proclamée en 2016 par le mastodonte de la profession, Amorim, groupe portugais qui produit 5,4 milliards de bouchons par an (une bouteille de vin sur quatre dans le monde). L’entreprise a mis au point un procédé, NDTech, qui analyse individuellement chaque bouchon et les garantit exempts de TCA. D’un coût de 10 millions d’euros, ce processus n’est pas encore proposé sur tous les bouchons mais il gagne du terrain. Le président du groupe, Antonio Amorim, ne cache pas sa fierté : « Ce procédé allie performance et absence de défaut. C’est l’aboutissement de nos plus gros investissements, cinq ans de travail difficile. Et c’est un succès : le marché est très friand de cette fiabilité. » […]

Un autre enjeu, moins connu, mais primordial pour les amateurs de vieux flacons, est la régularité de l’évolution du vin dans le temps. Car deux bouteilles d’un même vin et d’un même millésime vieillissent parfois de manière très différente. C’est autour de cette préoccupation qu’a émergé un nouvel acteur, qui connaît un succès encore modeste mais fulgurant. […] « Il n’y a jamais de grande année mais des grandes bouteilles. La différence ? Le bouchon. » Dominique Tourneix, directeur général de Diam […]

Microgranulés de liège

Diam est pourtant perçu comme un bouchonnier à part. Surtout par les autres. Car ses bouchons sont très différents des autres : reconstitués à partir de microgranulés de liège et d’une colle de polyuréthane. « Nous sommes à la limite de la définition du liège », élude la Fédération du liège, dont Diam ne fait pas partie, car personne n’a accepté de coopter la société. « Nous sommes des empêcheurs de tourner en rond, s’amuse Dominique Tourneix. Nos bouchons issus de la recherche sont plus fiables que des bouchons entiers, tubés dans la masse. »

En fait, le bouchon en granulés agglomérés est déjà très répandu dans le monde du vin. Tous les bouchonniers en fabriquent. Mais il est surtout utilisé pour les bouteilles d’entrée et de milieu de gamme, avec une durée de vie moyenne. Alors que Diam vise le haut de gamme : « Nos clients sont des vignerons indépendants, des maisons de bonne notoriété, en France mais aussi à l’étranger, qui représente 78 % des ventes », dit le directeur de Diam […].

« L’avantage du bouchon reconstitué, reprend Dominique Tourneix, est que le liège est présent de manière régulière, sans faille invisible à l’intérieur. Et comme on maîtrise la taille des granulés, on maîtrise aussi le passage de l’oxygène dans le vin. Le vin conserve donc ses qualités sur de longues années. » […]

Reste un défi, pour tous les fabricants de liège : le recyclage. Il ne capte que 10 % de la production. La collecte d’un bouchon léger mais volumineux est délicate, au point qu’elle peut être plus polluante que l’absence de recyclage. Pas sûr que ce combat soit aussi âprement mené que les autres.

Article complet : https://www.lemonde.fr/m-gastronomie/article/2018/12/17/les-bouchons-n-ont-presque-plus-de-gout_5398971_4497540.html

Domaine Château des Jacques

domaine des jacquesQu’est-ce que le potentiel d’un vin de garde ? Sa capacité à vivre aussi longtemps qu’un homme… comme notre Moulin-à-Vent, qui tire sa sève de son terroir granitique depuis des siècles !

Cyril Chirouze, Château des Jacques

https://www.chateau-des-jacques.fr/

 

Pour poursuivre un peu la dernière séance de dégustation dédiée aux crus du Beaujolais, (re)découvrez le domaine du Château des Jacques à travers cette belle vidéo… 

Yoann

Mardi 26 Novembre 2019 : séance de dégustation dédiée aux Beaujolais.

Pour notre 2eme séance de la saison, l’objectif était de s’atteler à contrer les a priori autour des vins du Beaujolais. Hasard du calendrier (ou peut-être pas tout à fait…), nous déclarons la séance des Beaujolais ouverte à quelques jours de la sortie des primeurs ! Une excellente raison pour débuter par la dégustation du primeur Origine du domaine Chermette.

Au 1er nez, les yeux se plissent, étonnement général… et oui, un nez plaisant et complexe alliant fruits et fleurs. L’équilibre en bouche est présent et la nervosité assez classique pour ce type de vin (laissant une agréable sensation générale). L’ensemble du groupe reconnait le très bon rapport qualité prix du produit.

Allez, ça c’est fait, et la suite ?

P1Après une petite introduction à l’histoire du vignoble et aux particularités de la région et des découpages en crus du territoire Beaujolais (Denis, la craie à la main !), chacun tripote son verre dans son coin. Ça arrive les amis, on y est…

 

 

L’ordre de service a été choisi non pas en fonction des particularités des cuvées sélectionnées mais plutôt au regard des matières ressenties en bouche lors de l’ouverture des bouteilles. La dégustation se fera entièrement à l’aveugle.

On ouvre donc l’exercice sur un Fleurie du domaine des terres dorées de Jean Paul Brun, cuvée grille midi 2017. Ici, un nez relativement présent de pruneau et de torréfaction. En bouche, l’équilibre est au RDV et des arômes de réglisse et d’épices s’ajoutent. On notera toutefois une finale légèrement marquée par l’amertume.

On poursuit sur un Morgon du Domaine Marcel Lapierre 2015. La robe est violine encre et le nez envoie des arômes puissants assez déroutants pour un vin issu à 100% de Gamay. Une complexité séduisante de noyaux de cerises, de rose fanées, de jasmin avec toutefois une pointe de macération en toile de fond. La mâche est soyeuse et la longueur en bouche ajoute à l’ensemble.

Le suivant est un Moulin à vent, cuvée Rochegrés 2016 du domaine Albert Bichot. Une robe carmin brune et dense nous laisse présager d’un vin de caractère. Le nez est puissant et complexe, des arômes de moka et de fumé se dégagent et des notes de torréfaction se font sentir. Des notes animales ajoutent à cette complexité. Certain noteront une finale mentholée apportant à l’ensemble davantage de caractère. Très long en bouche.

Nous goûtons à présent le 2eme Fleurie de la soirée. Celui-ci est issu du domaine Chermette : la cuvée Poncié en 2017. Le vin se présente sous une robe carmin avec un nez assez effacé. Les fruits et les épices se font sentir en bouche sur une finale légèrement marquée d’amertume. La fraicheur en bouche est franche et ne semble pas séduire l’ensemble du groupe. Une bouteille surement dégustée dans sa phase fermée. A revoir à coup sûr d’ici 2 ou 3 ans.

La suivante est un Brouilly, cuvée des fous 2018 du domaine Jean Claude Lapalu. Ici, nous nous trouvons face à un vin d’une grande matière. Les tanins ne se sont pas encore placés et l’astringence masque tout arôme. Le nez est très exubérant mais la dégustation en résulte compliquée.

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Très vite, nous poursuivons sur un Morgon du domaine du château des Jacques 2015. Quelle surprise de découvrir ce vin marqué lui aussi par une énorme matière. Nous nous trouvons cependant ici face à un millésime 2015 mais les années ne semblent pas encore avoir eu d’effet sur lui. La différence d’évolution avec le Morgon Lapierre de la même année est incroyable. Là encore, il est difficile d’apprécier la complexité de ce vin tant l’astringence est marquée. Laissons-la dormir quelques années avant de s’intéresser de nouveau à elle (l’ensemble des notes de dégustation, Parker, Suckling, etc oscillant quand même entre 92 et 93/100 !!).

Enfin, nous terminons notre tour de piste par un Julienas du domaine Duboeuf, château des Capitan 2011. Le nez reste assez expressif sur des arôme francs d’évolution, de terre et d’humus. Une matière ayant semble-t-il encore quelques difficultés pour finir de se placer donne à l’ensemble un léger manque d’élégance. La persistance aromatique est toutefois au rendez-vous avec une longueur de 4/5.

L’AOCien n’étant jamais pleinement satisfait et rassasié, nous tenterons l’expérience d’ouvrir deux Brouilly sortis de la cave d’Hervé sur des années de l’espace : 2003 et 2004 !!

Le 2003, d’une robe évidemment tuilée, développe un nez assez marqué d’évolution et une légère madérisation.  La matière est elle aussi naturellement fondue et l’ensemble est intéressant et étonnant après autant d’années.

Le 2004 quant à lui n’a pas passé les années de la même façon. Le nez est assez désagréable même si la bouche rattrape un peu le coup avec quelques arômes de fruits confits.

bouteilles3

En conclusion, double médaille d’or ce soir pour le moulin à vent du domaine Bichot et pour le Morgon du domaine Lapierre.

Quant au  primeur du domaine Chermette, ne jouant évidemment pas dans la même catégorie que les crus dégustés, aura obtenu la note de 12.9.

classement bouteilles

Merci à tous pour ce joli moment de découverte et de partage.

RDV le mardi 21 janvier pour notre prochaine séance dédiée aux vins d’Alsace des domaines Josmeyer et Hugel.

Documentation de la séance : lien

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