Des chauves-souris dans les vignes pour tenter d’éviter les pesticides

Les chauves-souris contribuent à lutter contre le ver de la grappe, papillon ravageur de la vigne, et pourraient ainsi devenir une alternative à certains pesticides, a annoncé mardi la Ligue pour la Protection des Animaux, étude à l’appui.

chauvesouris-672x500-c-center

Sur 23 parcelles de vignes étudiées en Gironde, une étude menée par la LPO Aquitaine, Eliomys et l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), montre que « les chauves-souris augmentent leur activité de chasse en présence des ravageurs ». Cette observation a été confirmée par des analyses génétiques de leur guano (excréments).

« Ces résultats attestent donc de façon formelle, et pour la première fois, la capacité des chauves-souris à se nourrir d’eudémis et de cochylis », des papillons ravageurs de la vigne qui, en cas d’infestation, « contraignent les viticulteurs à l’emploi d’insecticides », ont indiqué dans un communiqué les trois organismes et le Comité interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) qui a financé cette étude, réalisée de mai à octobre 2017.

Pour en savoir plus :

http://www.terredevins.com/actualites/chauves-souris-vignes-tenter-deviter-pesticides/

Concours international de Lyon : et les gagnants sont…

concours lyon2

Vous pouvez retrouver dès aujourd’hui l’ensemble des résultats du concours de Lyon qui a eu lieu ce week end.

Est ce que nos juges AOCiens ont eu le nez fin?

Réponse lors de notre prochaine séance de dégustation de ce jeudi 29 mars.

 

L’ensemble des résultats sur :

https://www.concourslyon.com/resultats-recherche-avancee.html

 

 

Quelques chiffres sur les exportations de vin et spiritueux

En 2017, les exportations de vins et spiritueux français poursuivent leur dynamique (extrait de la conférence de presse  FEVS, 14 février 2018).

Voici quelques diapositives de la présentation :

exp1

Le vin et les spiritueux, justes derrière l’aéronautique!! exp3

Le vin devant les spiritueux (et deux fois plus svp!!) exp4

Le Champagne est le grand gagnant de l’export bien devant le Bordeauxexp5

Accès à la présentation complète sur le site de la FEVS :

http://www.fevs.com/files/actu/78_210_1.pdf

Jeudi 22 mars 2018 : l’AOC a passé la soirée dans les Antilles…

6 rhums vieux, voilà le nouvel objectif dégustation posé.

P1250046

En provenance directe des distilleries Martiniquaises (merci Denis), 6 rhums vieux agricoles bien différents nous ont été proposés à la dégustation :

  • Neisson, vieux Fûts de chêne français et américain – ayant préalablement contenu du Bourbon pour le second – se sont partagé la faveur d’un repos allant de 3 à 9 années.
  • La Mauny,  très vieux rhum XO d’assemblage exceptionnel de douze cuvées, la plus jeune ayant vieilli plus de six années.
  • JM, Rhum XO assemblage après un vieillissement de 6 ans minimum en fûts de bourbon
  • 3 rivières, rhum hors d’âge, Triple Millésime 1999-2000-2009
  • Clément, assemblage de rhums d’un minimum de 10 ans de vieillissement en fûts de chêne de 200 litres.
  • Saint James, vieux de 15 ans d’âge

P1250055

Chaque dégustateur a donc pu travailler son palais sur de nombreux arômes libérés par ces rhums pour la plupart assez complexes.

Visuel (palette de couleurs), au nez, en bouche et retro olfaction…

Les commentaires de dégustation ont été très fournis durant cette soirée.

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

A l’issue de cette soirée, l’ensemble du groupe s’accorde à classer en première position le St James 15 ans. Les avis seront plus discutés pour décerner la deuxième et la troisième place à La Mauny XO et à Clément 10ans, nous les déclarons donc deuxième exæquo !!

P1250058A quand la prochaine ? Une autre, une autre…

Yoann

Neuroenologie : les neurosciences décortiquent la dégustation

neuroeno

Notre palais est-il vraiment le pilote à bord lorsque l’on déguste ? Philippe Faure-Brac, Meilleur Sommelier du Monde, MOF Honoris Causa, et Gabriel Lepousez, Docteur en neurosciences et chercheur à l’Institut Pasteur ont analysé la dégustation sous la loupe des neurosciences, lors d’une conférence organisée par les professionnels du liège, dans le cadre du salon Vinisud.

Les neurosciences étudient la structure et le fonctionnement du système nerveux, particulièrement du cerveau. Le discipline s’est récemment développée ; le docteur Gabriel Lepousez, chercheur a l’Institut Pasteur, est spécialiste de la perception sensorielle et de la plasticité du cerveau. Il explore le champ de la dégustation de vin, en complicité avec Philippe Faure-Brac, Meilleur Sommelier du Monde, propriétaire du Bistrot de Sommelier à Paris récemment consacré par Le Tour des Cartes.

Les préliminaires comptent

Nombre de paramètres influencent la perception et le ressenti du vin, avant même son contact avec les papilles gustatives. Nos deux experts pointent 5 points clés, résultats d’études scientifiques et d’expérience de chercheurs :

1 – La couleur de la lumière environnante
Philippe Faure-Brac peut changer les lumières led dans sa salle de dégustation. Suivant les nuances de lumière, le même vin, une fois dégusté, sera qualifié différemment. Avec une lumière environnante rouge, rondeur et douceur, bleue, acidité et fraicheur, vert, végétal et acidulé, et jaune-blanc, proche de la lumière naturelle, la couleur utilisée le plus fréquemment, donne une sensation d’équilibre.

2 – la couleur du vin lui-même
« On goûte d’abord avec les yeux, c’est la première information qui parvient au cerveau », démontre Gabriel Lepousez. La vue est le sens prédominant chez l’homme. 30% du cortex cérébral est dédié au traitement des informations visuelles, contre 1% pour les informations olfactives. « La couleur a plus de vérité que l’odorat », explique notre expert. Ceci explique qu’un vin blanc, teinté en rouge, soit décrit avec un vocabulaire de vin rouge, ou que les dégustations à l’aveugle, en verre noir, soient très déstabilisantes.

3 – L’aspect de la bouteille
Grosseur, forme, étiquette, millésime, la bouteille délivre nombre d’informations visuelles qui mettent déjà les circuits neuronaux en marche. Une simple bouteille de champagne, avec sa forme si caractéristique est une promesse de plaisir dans le cerveau d’une multitude de personnes.

4 – Le prix
« Quand un vin ne se vent pas bien sur la carte, il suffit d’en augmenter le prix » lance Philippe Faure-Brac. Une boutade validée par des expériences : le même dégustateur évalue différemment le même vin, lorsque l’on change son prix.

5 – Le mode de bouchage
Le bouchon, toujours caché, stimule la capacité de prédiction du cerveau, c’est l’ultime étape avec la rencontre avec le vin. Il délivre nombre d’informations, avec son bruit, son odeur, et sa qualité, sa sérigraphie.

Pour en savoir plus :

http://www.terredevins.com/actualites/societe/vinisud-neuroenologie-neurosciences-decortiquent-degustation/

 

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :