09 Février 2019 : l’AOC en visite dans le Mâconnais.

IMG_1786Direction cette fois ci vers les terres du Nord… A peine à 1 heure de Lyon, à la frontière du Beaujolais et des côtes Chalonnaises, se trouvent les terroirs de Pouilly et de Saint Véran. Très rapidement, nous voilà plongé dans le décor avec autour de nous une prédominance de Chardonnay tapissant les bords de route.  Notre premier objectif est de trouver le domaine Bourdon situé sur la commune de Solutré Pouilly. Géré par notre président adoré, le GPS nous trace la route à travers vignes et nous amène sans encombre jusqu’à la porte de ce joli domaine.

Nous démarrons rapidement les choses sérieuses en découvrant les 1ers arômes de Chardonnay et en écoutant attentivement les explications techniques de notre vigneron. Comme souvent, nous avons droit aux petits détails de fabrication, aux passerelles entre les arômes perçus et les techniques de vinification. Nous découvrirons 2 Mâcon, un Saint Véran et 2 Pouilly Fuissé. De belles découvertes autour de l’expression classique du Chardonnay sur ce terroir. De la tension en bouche, des agrumes et des fleurs blanches, voilà sur quoi nous devons forcer notre départ pour essayer de tenir la montre…IMG_1775

Après les quelques achats réglementaires, nous reprenons la route quelques minutes pour rallier le village de la Roche Vineuse et le domaine du Château de la Greffière en particulier. Nous voilà face à une exploitation d’une tout autre envergure !!

IMG_1777Nous avons l’occasion de faire le tour des impressionnantes installations et de partager avec notre hôte les différentes étapes de vinification des vins du domaine. Les explications sont comme à chaque visite très intéressantes et permettent de mieux appréhender les particularités des vins qu’il nous tarde de déguster !!

Sur le comptoir du caveau, trônent plus d’une dizaine de cuvées différentes, des blancs aux rouges en passant par un rosé et un crémant…

La question philosophique du moment : sommes-nous sages ou pas ? NON

IMG_1780Nous partons pour le grand chelem en gardant un œil sur la montre car le temps passe vite. Pouilly Fuissé, Saint Véran, Mâcon prestige, tout y passe. Quelques cuvées retiendront notre attention par leur longueur en bouche et leur tension marquée. Nous garderons en tête entre autre le Mâcon La Roche Vineuse « Les Ronzettes » 2015 blanc pour son gras et ses notes d’évolution (cire) et le Mâcon Serrières « La Croix » 2016 rouge pour ses arômes de tabac froid et son équilibre.

Allez, c’est pas tout ça mais nous avons RDV à l’O des vignes à Fuissé, notre restaurant étoilé du jour !!

De la finesse, des accords de textures et de saveurs de haute voltige. Sans compter une carte des vins qui décoiffe… Très bon moment pour ce repos du midi avant de se remettre en route pour notre dernière étape.

IMG_1789Pour changer un peu de nos habitudes, nous avons opté pour la visite d’une brasserie locale qui a la particularité d’être menée par d’anciens professionnels du vin. Nous sommes accueillis dans la bonne humeur par Benjamin et nous partons à la découverte des étapes de fabrication de ce breuvage pour lequel nous sommes un peu moins aguerris. Des parallèles se présentent rapidement entre le monde la bière et celui du vin (assemblage de houblons et d’orges particuliers pour obtenir certains arômes et niveaux d’amertumes contrôlés). Nous dégusterons au final 7 bières différentes sur lesquelles chacun aura identifié ses préférences. Ici, moins de consensus que sur le vin, certain privilégiant l’amertume, d’autre la douceur. Enfin, une mention particulière de l’un d’entre nous (qui se reconnaîtra à coup sûr) pour la « Barley Wine » ou vin d’orge (véritable concentré de malt) réservée aux amateurs de concentration !!

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Nous arrivons déjà à la fin de cette journée riche en découverte et saveurs… Nous prenons la route, le coffre chargé de souvenirs, direction la maison pour un dodo bien mérité.

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RDV pour notre prochaine sortie les 6 & 7 avril , direction le Piémont…

Yoann

 

Le goût d’huître, un nouveau défaut du vin

huitreAprès les goûts de bouchon, de souris, de moisi, d’écurie…. voici le goût « d’huître ». C’est le nom qui a été donné au défaut provoqué dans les vins par un bromophénol, […]. Ce composé, découvert il y a peu, est un vrai cauchemar pour les vignerons et œnologues concernés. […]

Autre hic : seulement 50 % de la population y est sensible, l’autre moitié ne le perçoit pas ou alors à des doses énormes. […]

Découvert par les consommateurs

Ce composé avait déjà été repéré antérieurement, mais c’est en 2012 qu’il a posé problème dans plusieurs vins du Languedoc et de Bordeaux, pollués à forte dose. Et ce sont les consommateurs qui sont à l’origine de sa découverte. Les vins pollués avaient été mis en rayon, alors qu’ils avaient été dégustés par toute une série de professionnels qui, insensibles à ce composé, ne l’avaient pas détecté. Pourtant pour ceux que le perçoivent, l’odeur qu’il dégage est si répulsive qu’elle exclut toute consommation. « Vous voulez nous empoisonner ? », ont même indiqué certains consommateurs en retournant les produits.

De fait, l’odeur l n’est pas simple à identifier car sa description varie en fonction des dégustateurs et du niveau de pollution : certains parlent d’odeur iodée, d’huître ou de crustacés, de fond vaseux, d’autres évoquent un goût de moisi, de poussière, des odeurs putrides ou encore des goûts de solvant ou de plastique. « L’image olfactive est propre à chacun, d’où cette grande diversité de descriptifs pour un composé qu’on découvre », explique Gille de Revel.

[…]

Peu de cas de contaminations

Le phénomène est encore limité. « Nous avons 10 cas de contaminations par an », confie Nicolas Dutour. Pascal Chatonnet du laboratoire Excell constate cependant les cas sont en hausse, même s’ils sont encore peu nombreux. Une évolution qui peut aussi s’expliquer par une vigilance désormais accrue. « C’est une molécule qu’on recherche depuis peu. Donc forcément, on en trouve plus qu’avant quand on ne la recherchait pas », souligne Pascal Chatonnet. Compte tenu des dégâts occasionnés, mieux vaut donc se montrer vigilant face à ce nouveau défaut, bien sournois.

Aucun traitement autorisé sur vin ne permet d’éliminer le 2-Bromo-para-crésol : écorces de levure, gélatine… rien n’est efficace. Sur moûts, un traitement au charbon détoxifiant permet de ramener la concentration de ce composé en-dessous du seuil de détection (0,5 ng/l), mais ce traitement n’est pas autorisé sur vin. La seule solution reste la dilution par l’assemblage, qui n’est envisageable que dans les cas de faible contamination.

Détecté par une personne sur deux

Seule une personne sur deux est capable de détecter le 2-Bromo-4-methylpnehol dans le vin d’après les études menées par l’équipe de Gilles de Revel de l’Université de Bordeaux. Les autres sont atteintes d’anosmie (insensibilité à l’odeur) vis-à-vis de ce composé. « C’est très rare d’atteindre cette proportion d’insensibilité. Pour le goût du bouchon, l’anosmie n’est que de 10%, idem pour l’odeur de moisi provoqué par la géosmine. Jusqu’ici c’était la béta-ionone, responsable des arômes de violette, qui affichait la plus forte anosmie avec 40% de la population qui y est insensible. Cette anosmie vis-à-vis 2-Bromo-4-methylpnehol est d’autant plus gênante qu’il s’agit d’un défaut, ce qui n’est pas le cas de la béta-ionone. Nous avons travaillé sur la sensibilité des personnes à ce composé et n’avons pu établir aucun lien avec un quelconque caractère : âge, sexe, compétence en dégustation… Elle semble répartie aléatoirement entre les individus », confie le chercheur bordelais.

Pour en savoir plus :

https://www.vitisphere.com/actualite-87252-Le-gout-dhuitre-un-nouveau-defaut-du-vin.htm

Mardi 29 Janvier 2019 : séance de dégustation dédiée aux vins du Domaine Brazey, Bourgogne.

Mardi 29 janvier, nous voilà déjà à la 3eme séance de dégustation de l’année…

L’AOC est partie à la découverte de la frontière entre la côte de Beaune et la côte Chalonnaise et en a profité pour poser ses valises le temps d’une soirée au domaine Brazay.

NicoNicolas Brazey nous a donc fait l’honneur de présenter l’organisation de son domaine et nous a livré avec beaucoup de détails les étapes de confection de ses breuvages.

Du travail des sols jusqu’aux choix techniques de cuvaison, fermentations et vieillissement, il aura bien retenu l’attention de chacun mais surtout fait saliver la plupart : en visu derrière lui, 7 bouteilles nous attendaient bien gentiment…

 

Nous avons démarré la dégustation par les deux vins blancs du domaine. Le premier, un Maranges 1er cru vieilles vignes « Clos de la Fussière » 2017, nous met tout de suite dans le bain. Un nez explosif (qui s’avèrera être une partie de la signature du domaine) sur les fleurs blanches. Un joli gras tentera de contre balancer la fraicheur bien présente en bouche. Un peu de patience sûrement permettra de détendre l’ensemble.

Le deuxième vin dégusté, un Santenay « le Chainey » 2016, nous explose une nouvelle fois au nez. Cette fois, un franc toasté s’échappe des verres. Le travail en fût s’exprime bien et apporte une jolie finale mentholée et du peps à l’ensemble. L’équilibre est parfait et la fraicheur est moins marquée que sur le Maranges.

Allez, en piste maintenant pour les rouges. On démarre par un Mercurey Vieilles vignes « Les Montots » 2015. La robe se présente sur un carmin léger, le nez envoie toujours bien avec de franches notes d’évolution de fruits confits et de cuir. L’équilibre est atteint même si la finale se teinte d’une légère amertume.

foto bouteilles_2

Nous poursuivons sur un Maranges 1er cru « le clos des Loyères » 2015. La robe ici se teinte légèrement d’orangé. Le nez est un peu moins présent que précédemment mais l’évolution est toujours là. Les tanins sont soutenus mais élégants. Une belle longueur en bouche.

Le Santenay 1er cru « grand clos Rousseau » 2015 le suit de près. Le nez libère de jolis arômes de pruneau et de cuir. L’équilibre est là et la matière commence à fondre. Belle longueur encore une fois.

Pour les 2 dernières bouteilles, Nicolas a prévu du lourd…

Un Pommard 1er cru vieilles vignes « la Chanière » 2015 nous lance au nez de jolis arômes de griottes. En bouche, des notes de caramel pour certains et une finale élégante réglissée. La matière est bien présente et structure l’ensemble. Une très belle longueur pour ficeler le paquet cadeau.

Nous terminerons cette soirée par un Santenay 1er cru « grand clos Rousseau » vieilles vignes 2008. Ici, une robe brune tuilée et de nouveau un nez des plus explosif sur la truffe et le chocolat. La finale mentholée relève l’ensemble. Les tanins sont bien fondus mais il manque peut-être d’un brin de longueur (quoi, on peut critiquer un peu, non ?).

Au final, l’ensemble des dégustateurs ont élu leur trio de tête :

  1. Pommard 1er cru vieilles vignes « la Chanière » 2015 avec 15,6
  2. Santenay 1er cru « grand clos Rousseau » vieilles vignes 2008 avec 15,3
  3. Santenay 1er cru « grand clos Rousseau » 2015 avec 14,6

Pour les blancs (hors classement), c’est le Santenay « le Chainey » 2016 qui décroche la timbale.

foto groupe brazey 2019

Merci à tous pour ce joli moment de découverte et de partage et surtout merci au plus vigneron de nos adhérents (qui se reconnaîtra) !

Yoann

depliant barzay

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