Grands vins italiens…

Pour préparer notre soirée dégustation autour des vins du Piémont, voilà un petit extrait d’un article reprenant les grandes lignes concernant ces vins.
Bonne lecture en attendant le 11 décembre prochain.
Yoann

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LA HIÉRARCHIE DES APPELLATIONS ITALIENNES

Le système des appellations italiennes a certes beaucoup évolué depuis 1963, mais il est devenu assez lisible :

  • A la manière des IGP en France, les IGP italiennes (Indicazion Geografica Protteta) correspondent à la délimitation la plus lâche. A la manière des IGP languedociennes, vous y trouverez aussi bien des vins de cépages, que les meilleurs crus qui refusent de se soumettre à la législation des appellations.
  • Parmi les DOP (Denominazione di Origine Protetta), l’équivalent des AOP, on trouve d’abord les DOC (Denominazione di Origine Controllata) et les DOCG. Les DOC imposent un cahier des charges plus exigeant et encadrent l’utilisation des cépages.
  • Enfin les DOCG (Denominazione di Origine Controllata et Garantita), l’équivalent d’un grand cru, sont sujets à des contrôles plus sévères, un numéro de série et éventuellement des dégustations avant la mise en bouteille. La plupart des DOCG se trouvent dans le Piémont, en Toscane et en Vénétie.

[…]

LES GRANDES RÉGIONS ITALIENNES

[…] Le Trentin, les Pouilles, Le Piémont, La Toscane…

Le Piémont

Comme son nom l’indique, cette région se trouve aux pieds des Alpes et au sud de Turin. Cette région qui entoure la ville d’Alba, produit majoritairement du vin rouge.  Le barbera et dolcetto donnent des vins délicieux, faciles à boire, et dotés d’un fruit impressionnant.  Mais le cépage noble est sans conteste le nebbiolo. Sa robe claire peut faire penser au pinot noir, mais ses reflets sont souvent tuilés, couleur brique. Le nez est également plus puissant et évolue vers le cuir, les épices etc. En bouche cependant, les plus beaux crus égalent en finesse les crus de la côte de Nuits, avec un niveau d’alcool plus élevé. Si vous aimez les rouges bourguignons, alors vous craquerez pour les barolos et barbarescos.

Barolo

Cette DOCG est l’une des premières et sans doute la plus célèbre d’Italie. Au sud d’Alba, dans les Langhe, elle s’étend sur deux vallées et cinq villages : Barolo, Castiglione Falleto, Monforte d’Alba et Serralunga d’Alba. Comme pour le pinot noir, le nebbiolo est très sensible aux sols, aux expositions etc. Bien qu’ils n’existent pas de système officiel, les lieux-dits les plus qualitatifs sont souvent reportés sur l’étiquette comme Rocche dell’Annunziata, Monfortino ou Brunate. Les élevages sont très longs, 38 mois au minimum et plus de 62 mois pour les Riserva. Deux écoles s’affrontent, entre les classiques qui défendent des vins profonds mais parfois austères, et des vignerons qui préfèrent des barolos davantage tournés vers le fruit. Quoi qu’il en soit, les barolos sont des vins d’exceptions qui nécessitent au moins 15 ans de garde pour se révéler. […]

Barbaresco

Situé à quelques kilomètres seulement de Barolo, la DOCG Barbaresco produit également de magnifiques nebbiolos. Les producteurs ont pour l’écrasante majorité des vignes sur les deux appellations. Les barbarescos sont très similaires mais pourront généralement être dégustés bien avant les barolos. […]

Et aussi… Barolo et Barbaresco sont deux crus de Langhe. Cette sous-région a depuis 1994 droit à sa propre DOC. De nombreux producteurs comme Roagna ou  Sottimano déclassent leurs jeunes vignes de Barolo ou Barbaresco en Langhe. Une véritable opportunité pour les amateurs de nebbiolo.

Dolcetto & Barbera d’Alba

Si vous êtes à la recherche de vins fruités et gourmands, les dolcetto d’Alba ou barbera d’Alba produisent des vins délicieux à boire jeunes. Ces deux cépages sont cultivés également aux alentours d’Alba par tous les grands noms de Barolo & Barbaresco. Rien de mieux pour découvrir ces vignerons de légende à prix doux…

Article complet :

https://www.idealwine.net/grands-vins-italiens-le-guide-idealwine/

 

24 novembre 2018 : l’AOC sur les terres de Cornas et de Saint Peray.

Rendez-vous aux aurores devant notre salle de Nievroz pour embarquer dans le Fab’van direction le Sud…

IMG_1441Notre première étape nous amène au cœur du sujet dans le village de Chateaubourg, à quelques encablures de Cornas. Nous sommes accueillis comme des rois par Eric du domaine Eric & Joël Durand. Après quelques explications techniques autour de l’aménagement du caveau, nous nous regroupons tout naturellement autour de la magnifique table inox pour prendre la température. Une série bien séduisante qui fera l’unanimité tant sur les blancs que sur les rouges. Démarrage sur un viognier « Caprice », un vin de pays tout en élégance. Un coup de cœur à coup sûr. Rapidement, nous continuerons par la minéralité du Saint Péray et le corps maîtrisé des Cornas « Prémices 2015 » et « Empreintes 2016 ». Le ton est donné, de la matière, des épices et des longueurs incroyables !IMG_1443

Le temps passe très vite en compagnie de ce vigneron passionné qui nous aura transmis sans difficulté toute la richesse de ses vins.

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Il est temps pour nous de prendre la route vers l’auberge de Crussol pour notre repos du midi. Une jolie table au pied des ruines du château de Crussol : objectif cochon roti et mousse de marrons !!

Juste le temps de sauter de nouveau dans la Fab’mobile, direction les 1,3km nous séparant du caveau du domaine du Tunnel. La porte à peine poussée, nous voilà dans une ambiance très chalet Savoyard (peau de bêtes et bois partout…).

IMG_1448Un petit Saint Peray 100% Roussane pour démarrer (la finesse du cépage et la fraicheur, on est bien !!). On enchaine sans se faire prier sur les saint joseph et Cornas bien connus de Stéphane Robert. Même si les vins dégustés sont très jeunes (mis en bouteilles seulement 2 semaines avant), on ressent tout le potentiel des vins. Une superbe concentration et une longueur impressionnante (on compte encore !!!). Nous aurons même le droit de visiter les installations perchées en haut de la colline avec vue dominante sur les coteaux et le village. Un petit aller-retour pour terminer dans le fameux tunnel bien gavé des tonneaux remplis à ras bord du futur millésime.

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Nous terminons notre périple du jour par une halte au domaine Voge. Accueilli encore une fois comme des rois par Anouch, nous nous installons au bar face à notre dernière ligne droite (quelques 8 bouteilles quand même !!).

Démarrage classique par les 3 Saint Péray « Harmonie », « Ongrie » et « Fleur de Crussol ». Une particularité 100% Marsanne avec sur le 3e vin des vignes de 80 ans s’il vous plait !! Le saint joseph intermédiaire nous permettra de passer doucement vers les choses sérieuses : Cornas « les chailles » 2016, Cornas « les vieilles vignes » 2015 et 2014. Des matières prometteuses mais difficile à jauger et une PAI de presque 7312… La finale sur une méthode champenoise à base de Marsanne « les bulles d’Alain » 2013.

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Les sourires sont bien marqués de tannins, signe qu’il est temps de rentrer.

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Arrivés à 19h à Nievroz, distribution des cartons et au lit, zou !!!

Merci à tous pour cette très belle journée et vivement la prochaine dans le Mâconnais…

Yoann.

Que boire avec un velouté de butternut ?

Voilà une question bien de saison… On retrouve les notions d’accord que nous avons abordé lors de notre soirée mets & vins…

Yoann

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Ambiance feutrée, premier feu de cheminée, quelques gouttes de pluie qui coulent le long des fenêtres, on dit au revoir aux terrasses et les arbres se parent de couleurs chaudes…oui l’automne est bien là. Il s’insère logiquement dans notre quotidien et cela comprend, bien entendu, nos habitudes culinaires. Et quoi de plus automnale que des courges ?

[…] La courge butternut possède une chair ferme qui offre, après cuisson, une texture veloutée et onctueuse. Cela permet de la cuisiner d’une infinité de manières. Mais les premiers frimas étant bien là, on affectionne particulièrement les soupes et potages pour se réchauffer au fond de son appartement cosy. Une courge, quelques oignons, du céleri, diverses épices, du bouillon de volaille ou de légumes et vous êtes paré(e)s.

[…] Alors quelle bouteille ouvrir avec ce velouté crémeux aux saveurs douces ?

Un vin blanc pour une alliance classique

Il n’est pas toujours évident de trouver un accord avec ce type de mets, notamment lorsque ce sont des soupes. Cependant, un velouté se compose d’une touche de crème qui apporte de la texture et de la richesse. On favorise donc des vins blancs secs plutôt légers. Pour cela, on peut se rendre à Bordeaux, avec l’appellation Graves qui fait la part belle au Sauvignon Blanc. Un peu plus au nord, la Loire nous offre l’un des blancs secs les plus connus : le célèbre Muscadet. Ce cru est réputé pour sa fraîcheur et sa vivacité. Deux avantages qui pourront apporter de l’équilibre à votre plat en allégeant le côté gras de la crème. Ils sublimeront également cette douceur presque sucrée du butternut sans l’accentuer.

Un vin rouge pour un accord explosif

Lorsque l’on ajoute des épices comme le piment, le paprika ou le cumin à sa chaire savoureuse et légèrement sucrée, la courge butternut gagne en complexité. Il n’est pas rare non plus de l’agrémenter de notes asiatiques, parmi lesquelles la coriandre, le lait de coco ou le gingembre. Pour un mariage surprenant, vous pouvez opter pour un rouge léger que l’on apprécie dans sa jeunesse. Direction la Loire, et les appellations Anjou, Saint-Nicolas-de-Bourgueil, ou encore Saumur-Champigny. Appréciés pour leur fruité, ces vins sont aussi riches en notes épicées qui feront écho aux saveurs du mets. Enfin, des tanins fondus mais présents confèrent à ces crus une structure leur permettant de sublimer ce velouté sans s’effacer.

Retrouvez l’article complet :

https://www.toutlevin.com/article/que-boire-avec-un-veloute-de-butternut

 

Vigneron en Bourgogne, un métier d’artisan : L’Homme et la vigne

Très joli film, très pédagogique.. A consommer sans modération!

Yoann

Découvrir les vrais gestes du vigneron. C’est ce que propose ce nouveau court-métrage du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne.

Taille, labour, plantation, ébourgeonnage… 14 étapes-clés du travail sont présentées. Nouveauté ici, pas de voix off classique : les informations pédagogiques sont mises en avant via des animations fixes ou en « tracking », qui viennent compléter la lecture et la compréhension de l’image (réalisation Ludovic Caillot, motion designer).

 

Le vrai / faux du beaujolais nouveau…

Pour vous préparer à l’arrivée du Beaujolais nouveau le 15 novembre prochain, une petite révision…

Yoann

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Au fil des années, les Beaujolais Nouveaux ont été victimes de différentes rumeurs et autres clichés : « Chaque année, il a un goût de banane », « Oui, ce qui va bien avec l’apéritif, mais surtout pas avec un repas ! », « et puis vous avez intérêt à le boire tout de suite, sinon bonjour le jus de chaussette »…

En fait, les Beaujolais Nouveaux sont surtout victimes de leur succès, ce qui invite tout le monde à s’exprimer sur le sujet, avec ou sans connaissance. […]

LE BEAUJOLAIS NOUVEAU EST UN VIN UNIQUE

Vrai et Faux. C’est effectivement un vin unique parce qu’il a ses propres qualités. Mais s’il est courant de parler de la fête « du » Beaujolais Nouveau, il y a en réalité plusieurs sortes de Beaujolais Nouveaux. D’abord, notez que 2 appellations produisent ces vins primeurs : les Beaujolais et les Beaujolais Villages qui donnent les Beaujolais Nouveaux et les Beaujolais Villages Nouveaux donc.  Ensuite ce sont plus de 2 000 vignerons qui cultivent et élaborent ces Beaujolais primeurs, alors autant dire qu’il est impossible d’avoir deux cuvées identiques sur différents domaines !

LE BEAUJOLAIS NOUVEAU EST UN VIN INDUSTRIEL

Faux. Les Beaujolais Nouveaux, et tous les Beaujolais de manière générale, sont produits de façon artisanale. Ce sont des vins très difficiles à produire : la date des vendanges varie chaque année et par conséquence le temps de fabrication alors que la date de sortie reste immuablement la même!  Le fait que tous les Beaujolais Nouveaux soient commercialisés le même jour, a entretenu l’idée reçue de « vins industriels ». […]

LE BEAUJOLAIS NOUVEAU A FORCÉMENT UN GOÛT… DE BANANE

Faux. Cette idée du goût de banane est tenace ! S’il est vrai que, par le passé, certains utilisaient une technique de vinification qui donnait cette saveur peu commune au vin et homogénéisait le goût de tous les vins nouveaux, aujourd’hui il n’en est plus rien. Chaque viticulteur met en œuvre son propre savoir-faire pour élaborer ses vins primeurs. Plus question donc de parier quel goût aura le prochain millésime car il aura tout simplement un goût de vin! Qu’on se le dise ! […]

LE BEAUJOLAIS NOUVEAU EST UN VIN POUR L’APÉRO

Vrai, mais pas seulement. Certes, les Beaujolais Nouveaux sont principalement servis au moment de l’apéritif. Surtout quand ils sont les stars des soirées dans les bars ou les pubs, à l’heure des happy hours, le 3ème jeudi de novembre et les jours suivants.

Mais si vous décidez de vous faire une soirée Beaujolais Nouveaux à la maison, sachez que vous pouvez les déguster aussi bien avec une pizza qu’avec du lapin, de l’agneau ou une entrecôte.

LE BEAUJOLAIS NOUVEAU A ÉCLIPSÉ LES AUTRES APPELLATIONS DU VIGNOBLE

Vrai en partie. Les vins du Beaujolais comptent 12 appellations, toutes des AOC. Pourtant, le plus médiatique reste le Beaujolais Nouveau. Mais d’autres vins du Beaujolais comme le Morgon, le Brouilly ou Moulin-à-Vent se sont fait de belles réputations en France et à l’étranger !

Les Beaujolais Nouveaux sont des vins primeurs élaborés dans les appellations Beaujolais et Beaujolais-Villages. Ils sont mis en bouteille après 3 à 5 jours de cuve quand les Beaujolais « non primeurs » bénéficient d’un processus de vinification complet, plus long.

Alors, pourquoi avoir créé cette déclinaison de « Nouveau » ? Pour la petite histoire, sachez que les vins d’appellation d’origine ne peuvent être commercialisés qu’à partir du 15 décembre. C’est un décret de 1951 qui le dit !

Mais ce décret prévoit naturellement des exceptions… à laquelle répond l’appellation « Nouveau », ce qui permet de commercialiser une partie des Beaujolais plus tôt. Quant au choix de le promouvoir le 3ème jeudi de novembre, là encore, ce n’est pas un hasard. Cette date permet d’être assez éloignée des traditionnelles célébrations du 11 novembre et de la ferveur de Noël.

LE BEAUJOLAIS NOUVEAU DOIT ÊTRE BU TOUT DE SUITE

Faux. Non, les Beaujolais Nouveaux ne deviennent pas imbuvables au bout de 3 ou 4 jours ni même au bout de 3 ou 4 mois ! Évitez-vous le mal de crâne en souhaitant absolument consommer vos bouteilles dans la semaine, de peur de ne pas pouvoir les conserver. Évidemment, boire du Beaujolais Nouveau dès sa sortie, c’est participer à la ferveur et à la convivialité qui entourent cette fête annuelle. De plus, bus en novembre, les Beaujolais Nouveaux expriment pleinement leur intensité !

Mais notez tout de même qu’un Beaujolais Nouveau se garde facilement entre 8 et 12 mois, dans un endroit sec, préservé de la lumière et de la chaleur, comme tous les autres vins. Vous pouvez donc stocker quelque temps vos bouteilles et les ressortir durant d’autres repas, notamment légèrement rafraîchies lors de barbecues au printemps, pour surprendre vos convives.

À vous de jouer maintenant et de ressortir toutes ces informations lorsque vous déboucherez votre prochaine bouteille de Beaujolais Nouveau, en compagnie de vos amis !

Article complet :

https://www.beaujolais.com/article/le-vrai-faux-du-beaujolais-nouveau

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